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Le centre psychiatrique Henri Duchêne à Aubervilliers

Rue Charles Tillon

Maître d’oeuvre : SOA (mandataire),
Laumond Faure (BET), Michel Forgue (économie), Orféa (acoustique),
Atelier Jours (paysage)
Maître d’ouvrage : EPS Ville-Évrard
Programme : Construction Centre psychiatrique (enfants, ados, adultes), lycée, salle de conférence
Certification : Démarche HQE, RT 2005 -10%, 89 kWh/m².anBepos du lycée)
Surface : 5 549 m² (SHON)
Coût : 11 M d’ € HT
Livraison : 2014
Photo : © SOA Architectes


Le projet Henri Duchêne expérimente le regroupement d’un centre psychiatrique pour jeunes adolescents et d’un programme d’enseignement scolaire. Le rapprochement de l’établissement public de santé avec celui de l’éducation nationale est une expérimentation innovante intégrant différentes échelles de vie : domestique, d’une part, avec des espaces relevant de l’intime (logement, lieux de consultation médicale, d’écoute…) et collective d’autre part (salle de classe, réfectoire, lieux de vie…). Le projet structure ces différentes échelles en organisant avec soin les seuils, les distances et les proximités entre ces nombreuses fonctions du programme. Adossée à un bâtiment existant, on trouve une rotonde en recul de la voie, trois grands pavillons qui s’avancent sur la rue, une barre en retrait qui supporte les services médicaux et en toiture, le lycée. Ces trois pavillons de cuivre, perchés sur de grands halls vitrés, répondent à l’échelle des maisons de ville qui leur font face, de l’autre côté de la rue Charles Tillon. Derrière, en toile de fond, le bâtiment hospitalier est entièrement bardé de métal réfléchissant le sol du jardin et le ciel. L’ensemble du projet a été pensé au service du public qui lui est destiné. Ainsi, la prise en compte des troubles psychiatriques dont souffrent les usagers du centre a été une ligne directrice lors de la conception. Elle se traduit par des espaces rassurants (éviter les grand « effets » architecturaux, qui peuvent être anxiogènes), généreux, largement éclairés. Les culs de sac ont été limités, et les garde-corps sont systématiquement dessinés plus haut qu’à l’accoutumée.

Voir en ligne : Retrouvez nos références sur Aubervilliers

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publié le 3/10/2016

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