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50 logements quartier de La Noue Caillet à Bondy

Des façades où alternent enduit et bois et des jardins en rez-de-chaussée

3-5-7, rue Germaine Tillon

Maître d’œuvre : Guérin & Pedroza architectes, R. Ouazana, K. Ceballos, collaborateurs
Maître d’ouvrage : Bondy Habitat
Programme : 50 logements sociaux BBC
Labellisation : H&E profil A, BBC Effinergie
Surface SHON : 3 841m2
Coût : 6 M d’€ HT
Livraison : Mars 2013
© 11h45

Intégration urbaine et renouveau d’un quartier

La ville de Bondy a lancé en 2006 un programme de rénovation urbaine. Il s’applique aux quartiers situés au nord de la commune, au-delà du canal de l’Ourcq. Le secteur de la Noue Caillet où se situe cet immeuble de logements est caractéristique de l’habitat collectif de la période de la Reconstruction. Pour répondre à l’important besoin en logements d’alors, 2 023 appartements avaient été construits entre 1959 et 1964, sous la forme de barres allant de 2 à 13 étages. Ces ensembles ont mal vieilli et ne répondent plus aux enjeux urbains actuels. Aussi, l’amélioration du cadre de vie des habitants passe par la valorisation, la dé-densification, le désenclavement et une intégration au tissu urbain de ces quartiers d’habitat social. Afin de redonner de l’attractivité à la Noue Caillet, quartier enclavé bénéficiant cependant d’équipements de qualité (écoles, crèches, poste...) et de nombreux commerces, mais où les espaces publics sont dégradés, la ville a décidé la démolition de 362 logements sociaux. L’immeuble de 50 logements conçu par les architectes remplace une barre en R+13 comprenant 270 logements. Comme prévu dans le programme et dans le but de dédensifier, il en reprend seulement la moitié de l’emprise. Le dessin des façades principales orientées à l’est et à l’ouest propose un fractionnement et des séquences diversifiées qui donnent à l’immeuble une image résidentielle et non plus celle d’un empilement de logements, cet effet « cage à poules ». La faible hauteur, R+5 plus attique, participe du même effet. L’implantation sur un axe nord/sud permet quant à lui un ensoleillement maximal pour chacun des logements dont la grande qualité réside dans leur double, voire triple, orientation et d’être traversants.

 

Architecture compacte et élégante

Pour répondre aux différents enjeux du programme, les architectes ont opté pour une architecture simple par sa structure et en ce qu’elle met en oeuvre des principes bioclimatiques éprouvés. Pour les riverains et passants, le bâtiment offre des façades où alternent enduit et bois, un matériau très apaisant en milieu urbain, tout comme le sont les jardins ménagés en rez-de-chaussée. Par le jeu des volets coulissants, chacune des faces du bâtiment s’anime au gré de l’heure du jour et du temps qu’il fait. L’immeuble est pensé comme une résidence desservie par 3 halls distincts dont tous les niveaux sont accessibles par un ascenseur. Chaque palier dessert 2 ou 4 logements. Les types 5 ont été conçus en duplex et placés en rez-de-chaussée afin que chacun puisse profiter d’un jardinet, comme prévu dans le programme. Aux autres étages, les différents types sont mélangés, ce qui assure une mixité des habitants. Afin de renforcer le caractère résidentiel du bâtiment et offrir à chacun un confort d’habiter, jardins, balcons ou terrasses prolongent les espaces de vie à l’extérieur.

 

Qualités environnementales

Cet immeuble répond à la norme BBC et annonce une consommation de 45 kWh/m2/an, soit 5 kWh de moins que l’objectif fixé par le label. La compacité et l’optimisation des possibilités d’ensoleillement du bâtiment lui confèrent une bonne efficacité énergétique et assurent le bien-être des habitants. L’isolation par l’extérieur réduit les déperditions thermiques. Dans un esprit de conception bioclimatique, les logements sont tous traversants et la ventilation se fait donc naturellement. Pour le confort d’été et pallier un trop fort ensoleillement, les balcons apportent ombre et fraîcheur. Le dispositif est complété par les claustras coulissants en bois. Le soleil d’hiver apporte des calories gratuites. La démarche est prolongée par 34 panneaux solaires thermiques posés en toiture. Les 75 mètres carrés de surface installés produisent l’eau chaude sanitaire. Et pour ceux qui cultivent leur petit coin de jardin, les eaux de pluie collectées depuis les toits végétalisés serviront pour l’arrosage.

Voir en ligne : Retrouver nos précédentes références sur l’observatoire des CAUE

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publié le 1er/02/2014

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