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Deuxième tranche du lycée Suger à Saint-Denis

La salle de projection comme une bobine, un ruban, un film

6, rue Leroy des Barres

Maître d’œuvre : Jacques Ripault Architecture.
Collaborateurs : Syril Travier et Emilie Sauzet
Maître d’ouvrage : SAERP (Société d’aménagement et d’équipement de la région parisienne)
Programme : lycée préparant aux métiers de l’audiovisuel et de la photographie
Salles de cours banalisées, salles spécialisées (montage, labo photos), studio de prise de vue, plateaux fiction et TV, auditorium 170 places, gymnase
Consommation énergétique : selon la RT2005 de 162,71 kWh/m. / an. Le gain de consommation par rapport à la référence RT2005 est de 7,76%
Surface SHON : 5 375 m²
Coût : 13,2 M € HT
Livraison : Septembre 2011

Destiné à accueillir le développement et la création de nouvelles sections pour le pôle audiovisuel et photographique ainsi qu’augmenter les capacités d’enseignement général du lycée Suger à Saint-Denis

Présentation de l’état initial du terrain et de ses abords

Le projet s’inscrit dans le prolongement du lycée existant sur une emprise qui longe l’autoroute A1, à l’angle de l’avenue Jeanne d’Arc et de la rue du Fort de l’Est.

Parti architectural : compacité et évidement, une boite à images

L’organisation du projet rassemble l’ensemble des fonctions autour d’une galerie longitudinale, lumineuse qui représente l’intériorité des espaces techniques liés aux plateaux. Cette galerie est un espace de passerelles, d’escaliers, de volumes libres qui figurent les lieux intérieurs des studios et plateaux photo et cinéma. Un bâtiment extérieurement homogène, compact, d’où émerge le déroulé de la salle de projection représentatif des enseignements audiovisuels comme une bobine, un ruban, un film. Cet élément marque le changement de géométrie, il renvoie à l’intérieur du projet, au droit des liaisons fonctionnelles et des liens avec le lycée existant. Le projet est perçu comme une halle rectangulaire, volume simple et entier, ouvert aux extrémités rue Jeanne d’Arc et vers le Fort de l’Est. Ces deux ouvertures comme des coupes sont des cadrages, l’un représentant les différents enseignements sur la rue, l’autre la salle EPS (éducation physique et sportive) qui prolongent les lieux de récréation. Le long du perré de l’autoroute, la façade plus opaque constitue un mur acoustique. L’implantation, dégage une cour de récréation d’une seule partie et préserve les emprises arborées. La liaison vers le bâtiment existant suit le bâti le long des façades aveugles, comme une galerie libre se faufilant dans l’espace boisé de la cour, une promenade avec des lieux extérieurs couverts, abris de rencontre.

Usage, fonctionnalité, programme : un creuset fédérateur

Rez-de-chaussée

Le pôle audiovisuel installé au rez-de-chaussée de part et d’autre de la rue intérieure. Sur le versant nord, autour des plateaux fiction et TV, les régies et les loges. Sur l’arrière, près de la cour de livraison : les magasins décor et lumière et le garage véhicule. Dans l’enfilade, côté rue, les espaces de sonorisation avec les salles de montage et mixage et le studio son. Sur le versant sud, les salles d’enseignement : informatique, travaux pratiques de gestion, salle de correction image et la salle de montage linéaire orientées vers la cour. Cet ensemble de plain pied favorise la simultanéité de l’enseignement et des travaux pratiques.

Premier étage

Les accès hauts de la salle de projection et la régie prolongent le vestibule en surplomb sur la rue. Là aussi, le projet est scindé en deux entités : les salles banalisées sont implantées au Sud vers la cour de récréation. Les classes alternent, grandes et petites salles, desservies par la galerie équipée de deux escaliers « encloisonnés » aux extrémités. Sur l’autre versant de la nef, le pôle photo est regroupé dans l’emprise hors des grandes hauteurs des plateaux. Les salles de traitement des images numériques, avec la salle de finition, les ateliers de tirages, le dépôt et le studio de prise de vue de grande hauteur. Des liaisons internes sont prévues avec le bâtiment existant. Un escalier à l’extrémité Est sort directement vers la cour et les terrains de sports en longeant le gymnase.

Deuxième étage

Les salles banalisées sont réparties sur l’angle sud et ouest. Ces salles sont proportionnées pour 18 et 35 élèves, localisées côté cour, elles sont équipées de protections solaires. La salle d’art et l’espace de documentation, placés au centre sont ouverts sur un patio qui redistribue la lumière. Le pôle commun Audio Photo avec les salles DLA et TES sont implantés à proximité de la documentation et de la salle d’art. Très isolées acoustiquement, elles regardent l’autoroute ; une vision linéaire et cinétique d’une réalité contemporaine. L’organisation horizontale et verticale offre une lisibilité et une vision simultanée du projet.

Les matériaux

Le projet est réalisé en béton matricé coulé en place, coffrages soignés, texturés lasuré noir comme les motifs de Soulage, le noir qui porte la lumière. Menuiseries en aluminium et protections solaires à l’ouest à lames verticales métallisées : noir et métallisé comme un appareil photo Leica, Nikon….L’amphithéâtre, ruban qui se déroule de la boîte noire est réalisé en Corten. Les espaces intérieurs sont dans des teintes métalliques, grises, avec des aplats de couleur bleu, jaune et des écrans blancs pour des projections dans la galerie sur trois niveaux.

Logements de fonction, maisons basse sur patio

Les espaces extérieurs des maisons existantes étant très exposés et peu intimes, les deux maisons de plains pieds, liées à l’extension, sont organisées autour de patios privatifs.

Espaces extérieurs et accès

Le projet vise à retrouver un espace de cour et de jardins d’un seul tenant en associant les espaces sportifs au droit de la salle de sports. L’idée étant de préserver au mieux les aires existantes, vallonnées et arborées.

Un bâtiment spécifique et urbain

Le projet est un signal sur l’espace public, il intègre dans un volume compact toutes les fonctions spécifiques à l’audio visuel et à la photo. L’espace distributif majeur, rue ou nef intérieure dégage l’ambiance et l’atmosphère scénographique des studios, des plateaux, des ateliers. Ces lieux sont ciné et photogéniques, ils sont accueillants, et concrétisent la spécificité d’enseignements contemporains et vivants.

Voir en ligne : Retrouver nos précédentes références sur l’observatoire des CAUE

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publié le 1er/10/2012

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