Au début des années 60, le développement des secteurs du BTP, de l’automobile, des mines, amène les entreprises à recourir à une main d’oeuvre immigrée. C’est à cette période que sont créés les premiers foyers de travailleurs.
Aujourd’hui cet habitat apparaît inadapté aux deux grands types de populations accueillies, principalement originaires du Maghreb et de l’Afrique Subsaharienne.
Plus de cinquante ans après la construction des premiers foyers, dont celui de Bobigny, une partie de ces anciens travailleurs migrants vit toujours dans le foyer.
À cet égard, la résidence sociale Adoma et l’EHPAD de Bobigny, représentent une réponse adéquate aux nouveaux standards d’habitat et à la situation de vieillissement des populations accueillies.
Dès 1994, des mesures ont été prises pour moderniser et améliorer ces foyers qui ont pour vocation à terme à évoluer en résidences sociales.
Cette nouvelle forme d’hébergement concerne désormais des publics diversifiés pour une durée de séjour temporaire, tels que les personnes en difficultés économiques et sociales, les jeunes en insertion, les familles monoparentales…
Cette rencontre permettra de mieux comprendre l’évolution nécessaire de ces formes d’hébergement.
Intervenants pressentis : Catherine Peyge, maire de Bobigny ; Rafaël Lopez, directeur départemental Seine-Saint-Denis Adoma ; Pierre-Yves Reberioux, responsable de la Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées (CLIPI), rattachée au ministère de l’Intérieur, Benoît Narcy, responsable de programmes Adoma ; Paul Chemetov et Vanessa Bourdeau, architectes AUA Paul Chemetov de la résidence Adoma Berlioz et de l’EHPAD de Bobigny, Marie Schweitzer, architecte de la résidence Adoma Rapatel de Montreuil ; Didier Morax, architecte de la réhabilitation de la résidence Adoma Ruffins de Montreuil.